Home | Economie | Finance | Bourse | Les explications rassurantes du DG de la Bourse de Casablanca

Les explications rassurantes du DG de la Bourse de Casablanca

Taille de la police: Decrease font Enlarge font

Les séances de mercredi et jeudi ont été moins longues que d'habitude à la Bourse de Casablanca. La règle veut que le marché s'ouvre du lundi au vendredi, de 10h00 à 15h30. Mercredi dernier, le négoce a démarré avec une heure et demie de retard. Le lendemain (hier), cette durée a été réduite à une demi-heure.

A l'origine de ce décalage « horaire » se trouve un incident informatique qui, contrairement à ce que d'aucuns auraient pensé, n'a rien à voir avec la plateforme NSC V 900. « Cela ne remet nullement en cause l'intégrité de notre système d'information », rassure le directeur général de la société gestionnaire, Karim Hajji. Que s'est-il passé exactement ? En effet, pour améliorer l'efficacité du système de négociation (GL), un nouveau module développé par un éditeur de logiciels a été mis en place. Le jour où il a été décidé de le rendre opérationnel, soit mercredi dernier, on découvre par hasard que ce module n'arrive pas à reconnaître l'historique des carnets d'ordres. « Pour assurer l'équité entre les différents intervenants, nous avons demandé à toutes les sociétés de bourse de purger l'historique des ordres, puis de les ressaisir. On a été obligé de réinitialiser l'ensemble des ordres de manière à ce que le nouveau module les reconnaisse, d'où le retard de la séance d'une demi-heure », explique K. Hajji, en insistant sur « l'efficacité et la rapidité du nouveau module qui se déclenche en une minute au lieu de 50 minutes ». Une autre question s'impose à ce stade : comment se fait-il qu'un projet testé par les sociétés de bourse pendant cinq mois révèle des lacunes le jour de sa mise en pratique? D'après notre interlocuteur, le risque zéro n'existe pas. « Vous avez beau testé, il y a toujours quelque chose qui vous échappe. D'ailleurs, les grandes Bourses ne testent même pas les modules avant de les déployer », précise K. Hajji. Ce dernier ne cache pas sa fierté quant à la place de choix qu'occupe le Maroc en termes de niveau de service « boursier » (c'est-à-dire le rapport entre, d'une part, le nombre d'heures d'interruption du système informatique et, d'autre part, le nombre d'heures de fonctionnement effectif du marché boursier). Tout en rappelant qu'un niveau de service à 100% n'existe nulle part ailleurs, le niveau affiché par la Bourse de Casablanca, apprend-on de son DG, est de 99,97%. Autrement dit, la marge d'erreur ou de panne du système reste largement dérisoire. L'incident du nouveau module est clos, la Bourse de Casablanca retrouve ses horaires habituels dès aujourd'hui.
  • email Envoyer par email à un ami
  • print Version imprimable
  • Plain text Texte complet
Notes
Pas de note pour cet article