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Hydrocarbures : une nouvelle démarche visant à donner une plus grande prévisibilité des prix

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GAMMARTH - La prospection pétrolière sur le sol tunisien, même si elle s’avère coûteuse et de longue durée, reste, désormais, la meilleure solution pour répondre à la demande nationale en hydrocarbures.

Les efforts de prospection devraient être accompagnés, parallèlement, par la mise en place d’une stratégie appropriée d’approvisionnement axée sur le stockage des réserves énergétiques et une meilleure régulation du niveau de la production.

Telle est la principale conclusion qui s’est dégagée, des travaux d’une table ronde, organisée, vendredi, à Gammarth (banlieue Nord de Tunis) par le forum international de réalités sur le thème :  "Quelle stratégie tunisienne pour le secteur pétrolier et gazier : de la prospection à la commercialisation".

La Tunisie, qui a connu pendant une dizaine d’années, un déficit énergétique, connaîtra au cours de l’année 2009, un solde positif (les ressources énergétiques dépassent la demande) de l’ordre de 0,6 Millions de tonnes équivalent pétrole (MTEP), alors qu’il était de l’ordre de (-0,2 MTEP) en 2007, selon les statistiques présentées à cette occasion. Cette amélioration est imputée pour l’essentiel à l’augmentation de la production du gaz naturel, devant se situer pour l’année en cours, aux alentours de 3,2 MTEP, contre 2,2 MTEP en 2007.

Ouvrant ce forum, M.Abdelaziz Rassaa, secrétaire d’état chargé de l’énergie renouvelable et des industries alimentaires, a relevé que les actions futures devraient se focaliser sur le maintien de cette tendance en vue d’assurer un approvisionnement régulier du marché tunisien.

Il a tenu à préciser que les projets de gaz en cours ou prévus dans le court terme, à l’instar du champ Hasdrubal ou du projet "gaz du sud" vont permettre à la Tunisie de dégager un excédent du bilan gazier, devant atteindre 2 Mtep à l’horizon 2012.

Accroissement des investissements dans le domaine de l’exploration et de développement

Il a mis en exergue les réalisations accomplies dans le secteur énergétique en Tunisie, citant à cet égard, l’accroissement des investissements dans le domaine de l’exploration et de développement, lesquels ont quintuplé au cours de la période 2005-2008, passant ainsi de 500 MDT à 2700 MDT, l’augmentation du nombre des puits forés, s’élevant actuellement à 38 puits de développement contre 14 puits en 2005 et la réalisation d’une vingtaine de nouvelles découvertes au cours de cette même période.

Autres résultats cités par le secrétaire d’état, le doublement de la capacité du Gazoduc du sud, cette capacité, a-t-il poursuivi, devrait être renforcée par plusieurs nouveaux projets à l’instar des gazoducs prévus par le plan directeur qui vont permettre le raccordement de 100 communes au réseau national du gaz naturel en 2011.

Il a souligné que le nombre des ménages raccordés au gaz naturel a doublé au cours de la période (2004-2008), passant de 220 000 ménages à 460 000, avec un objectif fixé à 700 000 abonnés en 2011.

M.Rassaa a saisi cette occasion pour rappeler que la Tunisie a entamé en 2008 un deuxième programme de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables sur la période (2008- 2011). Ce nouveau programme financé en partie par le Fonds national de maîtrise de l’énergie, vise à économiser pas moins de 2,5 Mtep dont 1,1 Mtep en 2011, a-t-il ajouté. Le débat a porté pour l’essentiel sur la baisse des prix du pétrole sur le marché local.

Dans sa réponse, M.Rassaa a souligné que la nouvelle démarche de l’Etat vise à donner une plus grande prévisibilité des prix de manière à aider les différents acteurs économiques à prendre une décision à bon escient. L’objectif recherché est d’assurer la convergence requise entre le prix national et celui pratiqué sur le marché international.

"Pour le cas de la Tunisie, il y a eu un effet retard pour cette convergence dans le but de sécuriser le consommateur", a-t-il affirmé.

Abordant la stratégie de raffinage et de stockage des réserves énergétiques, les intervenants ont mis l’accent sur les difficultés qui entravent l’approvisionnement du marché local, alimenté à hauteur de 37% par la Société tunisienne des industries de raffinage (STIR) et de 63% par les importations.

Au nombre de ces problèmes, les orateurs ont évoqué les contraintes liées à l’importation (lenteur des procédures administratives, infrastructure) et les délais prévus pour la libéralisation des carburants. Le secrétaire d’état a indiqué que les études sont en cours au sein du ministère en vue de surmonter ces obstacles à l’importation et qu’à l’heure actuelle, seul le kérosène bénéficie d’une libéralisation à l’importation.

TAP

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