Home | Culture | Cinéma | «Tanger Crea», ou la création en fête

«Tanger Crea», ou la création en fête

Font size: Decrease font Enlarge font

Encore une fois, la ville du Détroit ouvrira grand ses bras pour accueillir une manifestation culturelle placée sous le signe de l

Encore une fois, la ville du Détroit ouvrira grand ses bras pour accueillir une manifestation culturelle placée sous le signe de l'échange et du dialogue des cultures. Une manifestation qui commence à trouver ses marques au milieu du calendrier culturel de la ville puisqu'elle fête cette année son troisième anniversaire. Du 4 au 7 décembre, le public tangérois aura rendez-vous avec une nouvelle édition du Festival de Tanger «Tanger Crea » qui a pour objectif de «renforcer la coopération culturelle entre le Maroc et l'Espagne et de promouvoir le rapprochement entre les deux peuples. Le tout dans un esprit de dialogue et une ambiance de convivialité », comme le précisent les organisateurs. Les autorités espagnoles et marocaines joignent donc leurs efforts pour perpétuer cet événement et continuer de jeter des ponts entre les deux rives de la Méditerranée. «Tanger Crea» est en fait le fruit d'une collaboration entre la municipalité de Malaga (Espagne) et le ministère espagnol des Affaires étrangères. Il s'inscrit dans la continuité du fameux festival du cinéma de Malaga, et dans le cadre du projet EDO, "Entre Dos Orillas" (Entre Deux Rives), dédié à la promotion de la coopération culturelle entre les deux voisins.Comme tout événement culturel qui se respecte, ce festival réunira plusieurs genres artistiques. Cinéma, musique, art culinaire, arts plastiques et conférences auront droit de cité dans différents lieux de la ville. L'enceinte de l'Institut Cervantès ainsi que la délégation du ministère de la Culture abriteront plusieurs activités où les créations des deux partenaires seront proposées, côte à côte aux regards des spectateurs. Une manière de confronter les talents et les compétences des deux pays et de créer une nouvelle dynamique d'échange et de dialogue. Le temps de ce festival, les jeunes marocains profiteront de l'expérience de grands professionnels espagnols en matière de cinéma et de multimédia. Au menu un atelier du long métrage dirigé par le réalisateur espagnol Max Lemcke qui sera prodigué au profit des élèves des écoles de Cinéma de Casablanca et de Marrakech. Un autre atelier Web, dirigé par Xacome Froufe, portera sur la création, la construction et l'optimisation des pages WEB. La musique, la cuisine et le Grafiti ne seront pas en reste dans ces ateliers. Sans jamais renoncer à ses principaux objectifs qui se résument en un mot : la communication entre les deux pays voisins, le festival de Tanger se dit ouvert à toutes les expressions artistiques et à toutes les formes de création.----------------------------------------------------------------------

Deux cinéastes, deux hommages

La troisième édition du Festival de Tanger sera marquée par la remise des prix Hercules au réalisateur marocain Jamal Souissi et au cinéaste espagnol Bigas Luna. Diplômé en Littérature générale et comparée, Jamal Souissi est également titulaire d'un diplôme de l'Institut d'études et de recherches théâtrales et cinématographiques à la Sorbonne, Paris III. Il a travaillé comme producteur exécutif et directeur de production de plusieurs films marocains et étrangers (La Bataille des trois rois de Souheil Ben Barka, Loin de André Téchiné, Black Hawk Down de Ridley Scott…). Il est aussi fondateur de la maison de production Tangerine Cinéma Services. Quant à José Juan Bigas Luna, il est né en à Barcelone en 1946. Il débute sa carrière de réalisateur et de scénariste en 1978 avec les films Bilabo et Tatuaje. En 1986, il signe le drame Lola. C'est grâce à la comédie sarcastique Jambon Jambon en 1992 qu'il se fait connaître auprès du public européen. L'année suivante, il dirige l'excellent Javier Bardem dans son long-métrage Macho. En 1995, il s'associe à une quarantaine de réalisateurs toutes nationalités confondues, dont Wim Wenders, pour le projet Lumière et compagnie.En 2000, Bigas Luna signe Volaverunt, film dont l'intrigue prend sa source au début du XIXe. Son parcours exemplaire de scénariste et réalisateur lui vaut d'être sollicité pour faire partie du jury du festival de Venise en 2006.

Source: LE Matin

Subscribe to comments feed Comments (0 posted):

total: | displaying:

Post your comment comment

Please enter the code you see in the image:

  • email Email to a friend
  • print Print version
  • Plain text Plain text
Tags
No tags for this article
Rate this article
0